Avec l’ensoleillement qui règne sur le Parc naturel régional de la Narbonnaise, réussir notre potager est vraiment un jeu d’enfant. En revanche, désherber notre lopin de terre sans employer de produits chimiques - ni se casser le dos - peut paraître plus compliqué. Voici quelques astuces très simples.

Il existe à ce jour des dizaines de méthodes de désherbage biologique, qui permettent de se débarraser en douceur des mauvaises herbes, les « adventices » pour les érudits. Pourtant, pas toujours facile de s’y retrouver. Évidemment, rien n'est plus bio que le désherbage traditionnel, fait soit à la main, soit par sarclage. Mais il existe quelques astuces très simples pour nous éviter de passer des heures plié en quatre dans le jardin armé d’un couteau désherbeur.

  •  La solarisation
    On couvre l'espace à désherber par une épaisse bâche noire qu'on laisse en place plusieurs semaines. Les plantes sont détruites sous l'effet du manque de lumière et de la chaleur. Une technique idéale lorsqu'on veut désherber une parcelle un peu vaste, afin de préparer le terrain pour des cultures futures.
  •  L’eau de cuisson
    L’eau de cuisson de nos pâtes, riz et pommes de terre, riche en amidon, a des propriétés naturelles herbicides. Versée avec un arrosoir ou pulvérisée, elle est d’une redoutable efficacité. Et chaude, encore plus.

  • Le vinaigre blanc
    Nous pouvons utiliser certaines méthodes localement. Le vinaigre blanc, notamment. Mélangé à de l’eau bouillante, on le verse encore chaud sur les mauvaises herbes à éradiquer à l’aide d’un pulvérisateur ou d’un arrosoir.

  • Les engrais verts
    Entre deux cultures ou en attente de plantation, nous semons des plantes à végétation rapide, foisonnantes, qui étoufferont les mauvaises herbes : phacélie, trèfle, seigle, sainfoin et beaucoup d’autres. De plus, une fois coupées puis incorporées au sol, elles apporteront une matière organique bénéfique.

  • Le paillage
    Le paillage permet de réduire les consommations d’eau, mais également, par l’absence de lumière qu’il entraîne, il limite la prolifération des herbes non souhaitées. Galets, graviers, paille, lin, déchets de tonte… Peu importe le matériau choisi, le seul impératif est de créer une couche d’au moins 10 cm d’épaisseur.

  • La méthode du faux semis
    Il s’agit d’aérer le sol comme si celui-ci allait être semé, puis d’attendre la pousse des mauvaises herbes pour les retirer avec plus de facilité. Très utile avant l’installation du gazon ou d’un potager.