Enrichir notre jardin potager ou nos parterres de fleurs avec notre propre compost, c’est l’assurance d’une croissance saine et sans risque pour la richesse et la biodiversité du Parc naturel régional de la Narbonnaise. De plus, c’est très facile! A condition de respecter certaines règles…

Comment ça marche ?

Les micro-organismes (bactéries, champignons), les vers et les insectes, décomposent pour vous les résidus de votre composteur. Notre seul travail sera de faciliter le leur !

La première des choses est de choisir le composteur. Pour seulement 10 euros et avec un justificatif de domicile, nous pouvons nous en procurer un auprès du Centre technique de Narbonne (les lundis et vendredis matins), de Ginestas (les vendredis matins) ou de Sigean (les lundis matins).

Pourquoi faire du compost ?

Outre la réduction des déchets (près de 32% des déchets ménagers sont organiques), l’amendement obtenu après compostage nous permettra de fertiliser nos sols et de favoriser nos cultures tout en limitant l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais.

Où placer notre composteur ?

Le composteur doit se trouver dans un endroit humide, ni en plein soleil ni complètement à l’ombre et surtout, en contact direct avec la terre. Attention à ne pas le mettre trop loin de la maison, ce qui pourrait finir par nous décourager d’y amener nos déchets en hiver.   

Comment savoir si ça marche ?

Pour un compost de bonne qualité, il faut veiller à maintenir une température tiède et un peu d’humidité. En évitant les couches trop épaisses et en mélangeant de moitié les matières azotées (tonte, épluchures, fleurs fanées) et les matières carbonées (broyats de déchets verts, brindilles, feuilles mortes), nous obtiendrons un compost idéal. Mais il arrive que tout ne se passe pas comme prévu. Voici comment réagir en cas de problème :
  • “Mon compost est trop humide” : il y a peut-être trop de déchets de cuisine et de restes de tonte. Ouvrir le composteur les jours de beau temps pour le faire sécher, cessez d’arroser, l’aérer avec une fourche et y introduire des matières carbonées (pailles, brindilles, broyats).
  • “Mon compost sent mauvais” : c’est encore une fois le signe d’un apport trop important de matières azotées ou d’un manque d’aération. Mélanger le tas pour le rendre moins compact, le faire sécher et apporter de la matière carbonée ou de la sciure. Ne plus arroser.
  • “Mon compost est trop sec” : on le voit à la présence de filaments blanchâtres formés par le mycélium. Retourner le tas, l’arroser copieusement et introduire des couches de déchets humides comme des restes de tontes ou des épluchures de légumes.
  • “Mon compost attire les moucherons” : ils prolifèrent dans les restes de viande notamment. Bien mélanger les matières lors de chaque apport, aérer et brasser le compost.
  • “Mon compost attire les rongeurs” : c’est qu’il est trop sec, trop pailleux ou mal brassé (les rongeurs adorent nicher dans les restes de brindilles ou de paille. Mélanger le tout, arrosez copieusement et introduire des déchets humides ou azotés.
  • “Mon compost attire fourmis et cloportes” : en petit nombre, ils favorisent la décomposition des matières. Mais leur prolifération indique que le compost est trop sec. Arroser copieusement couche par couche.
  • “Mon compost est froid” : c’est le signe d’un manque de matière ou d’un manque d’azote. Augmenter les apports, ajoutez des matières azotées (épluchures, tonte) et arroser.
  • “Mon compost ne se décompose pas” : Il manque de matière ou est trop sec. Ajouter de la matière azotée et arroser. Penser aussi aux orties et aux pissenlits qui sont des activateurs naturels. 

Comment utiliser notre compost?


Il faut entre 6 et 8 mois pour obtenir un compost mûr. Il est de couleur sombre, homogène et dégage une odeur agréable.
Le compost frais peut-être utilisé après 3 à 6 mois autour des arbres et des plantes en début d’hiver.
Le compost mûr, à partir de 6 mois et jusqu’à un an, s’utilise pour le rempotage (moitié compost, moitié terre) dans le potager, les parterres et les jardinières. 
L’idéal est de disposer de deux composteurs pour alterner les temps de décomposition.

Les Ambassadeurs du tri du Grand Narbonne nous aident à réussir notre compostage. Ateliers, formations et conseils au 04 68 58 14 58.

Je peux le mettre au composteur ?

OUI
  • Epluchures et restes de fruits et légumes
  • Restes de repas
  • Pain rassi
  • Fleurs fanées
  • Tailles de haies coupées ou broyées
  • Marc de café, filtre, sachets de thé
  • Coquilles d’oeufs
  • Mauvaises herbes

OUI MAIS PAS BEAUCOUP

  • Tonte de pelouse (le reste peu servir de paillage autour des arbres et au jardin)
  • Sciure et copeaux de bois (idem)
  • Pommes de terre germées
  • Coquilles dures (noix, noisettes, pistaches)
  • Produits carnés ou poissons
  • Feuilles mortes
  • Cendre de bois
NON
  • Végétaux traités
  • Plantes malades
  • Plantes grasses et invasives
  • Balayures et poussières
  • Pelures d’agrumes
  • Déjections d’animaux
  • Tous les matériaux non biodégradables (verre, métaux, plastiques)