Au cœur du Parc naturel régional de la Narbonnaise, le soleil brille souvent. Pas assez toutefois pour que l’on se passe de chauffer nos maisons ! Quelques astuces et un soupçon de vigilance suffisent souvent à réduire nos consommations, sans sacrifier son confort.

Le chauffage représente en moyenne 70% des dépenses énergétiques de l’habitat (Ademe, 2008). C’est dire les bénéfices que l’on peut en tirer à condition de faire preuve de vigilance et de modération, et d’appliquer les conseils suivants. Car limiter son impact sur la planète tout en préservant le confort de sa maison est possible avec quelques gestes simples.

Choisir la température

Au-delà des 20°C, chaque degré de plus dans la maison augmente de 7% notre facture d’électricité. Or un logement bien isolé est confortable à 19°C la journée, et à 16°C la nuit. Inutile de pousser le chauffage au moindre frisson. La sensation de froid peut aussi provenir de surfaces mal isolées ou d’un courant d’air.
Pour ne pas nous laisser berner par le froid, installez dans une pièce à vivre un thermostat d’ambiance. Il permet de réduire de 15% la facture de chauffage. Pour une efficacité maximale, il convient d’y asservir sa chaudière. Demandez-le à votre chauffagiste.

Ne chauffer que le nécessaire

Inutile de chauffer les chambres et la salle de bain en journée, le cellier et le hall la nuit… Fermons bien les portes entre les différentes parties et ne chauffons que les pièces où nous vivons. Nous pouvons économiser jusqu’à 25% en éteignant ou en baissant le chauffage de nos chambres une heure avant d’aller nous coucher. De même, baissons le chauffage de 3 à 4 degrés lorsque nous nous absentons plus de deux heures. Enfin, il est profitable de couper le chauffage lorsqu’on part plus de deux jours.

Vérifier nos ouvertures

Les vitrages et fenêtres sont le maillon faible de l’enveloppe thermique d’une maison, qu’il s’agisse d’un simple ou d’un double vitrage. Faisons la chasse aux courants d’air qui s’immiscent parfois dans les menuiseries et comblons-les le cas échéant avec du joint d’étanchéité ou un film plastique. N’obstruons jamais les trous de ventilation, indispensables pour réguler l’humidité et éviter l’accumulation de monoxyde de carbone dans la maison ! Des volets fermés pendant la nuit peuvent réduire de 60% la déperdition de chaleur. Le soir en hiver, fermons les rideaux et les volets le plus tôt possible. A l’inverse, ouvrez-les le matin pour faciliter les apports gratuits de chaleur par le soleil. Dans la mesure du possible, on préfèrera les rideaux en tissu épais et on veillera à ce qu’il ne recouvrent pas les radiateurs. Enfin, nous pouvons utiliser des boudins de portes pour limiter les transferts d’air entre les différentes pièces.

Aérer mais pas trop

Aérer régulièrement notre maison est indispensable pour entretenir un air sain. Mais on hésite parfois à le faire en plein hiver, de peur de faire chûter la température. Il suffit d’ouvrir en grand ses fenêtres pendant 5 minutes pour renouveler totalement l’air d’une pièce. Pendant ce temps, les murs n’ont pas le temps de refroidir et l’air frais qui pénètre dans la maison se réchauffe rapidement. A l’inverse, une fenêtre entrebaillée pendant plusieurs heures ne permet pas le renouvellement d’air et les murs se refroidissent durablement. À savoir également, nous produisons beaucoup d’humidité dans notre logement par la respiration ou en faisant la cuisine. Or un air humide est plus long à chauffer qu’un air sec. Ne pas aérer rend au final le chauffage de la maison plus coûteux. Enfin, pensons à couper la VMC au-delà de quatre jours d’absence, sauf en cas de problèmes d’humidité.

Optimiser notre chaudière et notre chauffe-eau

L’efficacité d’une chaudière peut chûter de 50% si elle est mal entretenue ou réglée. Pensons à la faire entretenir tous les ans comme l’exige la loi. Une chaudière bien entretenue peut diminuer de 5% la consommation d’énergie. Pensons également à basculer notre chaudière en mode « eau chaude seule » pendant l’été.
Souvent, les chauffe-eau sont réglés pour une température de 70°C, ce qui est inutile voire dangereux. Une température comprise entre 55 et 60°C suffit largement aux usages quotidiens. Au-delà, les risques d’entartrage augmentent. Ce réglage s’effectue le plus souvent sous le capot en plastique situé sous le chauffe-eau. Si l’eau est très calcaire, pensons à faire détartrer notre chauffe-eau tous les deux à trois ans. Le tartre déposé sur les résistances augmente le temps de chauffage. Le chauffe-eau doit être changé tous les vingt ans au minimum.

Vérifier nos radiateurs

Inutile de faire tourner la chaudière à plein régime si nos radiateurs hydrauliques ne diffusent pas bien la chaleur. Pensons d’abord à les dépoussiérer régulièrement. S’ils sont froids en haut et chauds en bas, c’est qu’ils contiennent de l’air qui diminue leur rendement. Il faut donc les purger. Pour cela, on coupe l’alimentation d’eau au niveau de la chaudière, on ferme les vannes thermostatiques des radiateurs, munis d’un récipient pour recueillir l’eau. On commence par le radiateur situé au plus bas de la maison. On ouvre le purgeur (en général situé en haut du radiateur, du côté opposé au robinet d’alimentation) jusqu’à entendre un sifflement, signe que l’air se libère. Quand l’eau se met à couler, on referme la molette. On fait de même avec les autres radiateurs jusqu’à celui situé le plus haut dans la maison. Puis on vérifie au manomètre de la chaudière si la pression d’eau est suffisante.        

Enfin, dernier conseil, si nous avons froid chez nous en hiver : mettons donc un pull au lieu de monter le chauffage ! Et soyons patients, l’été finira bien par revenir…